Les pièges sur les clauses suspensives
La condition suspensive d'obtention de prêt doit être précise : montant, durée, taux plafond, établissement. Une formulation floue permet à l'acheteur de sortir librement si sa banque refuse.
Pour un vendeur, la rigueur de cette clause est critique. Trop souple, elle transforme votre vente en mirage.
Les pièges sur le dépôt de garantie
5 à 10 % du prix, c'est la norme. En dessous, la garantie n'est plus réelle : un acheteur peut se dédire en perdant juste 1 % du prix, sans vraie douleur. Trop haut, certains acheteurs refuseront de signer.
Le bon équilibre sur Compiègne : 5 à 7 % selon le profil.
Les pièges sur les diagnostics manquants
DPE, amiante, plomb, électricité, gaz, ERP, termites selon la zone : tous ces diagnostics doivent être joints au compromis. Un diagnostic manquant, c'est un motif d'annulation ou de renégociation à la signature définitive.
Mieux vaut anticiper et avoir un dossier complet dès la mise en vente.
Les pièges sur les délais
Un compromis prévoit typiquement 2 à 3 mois jusqu'à la signature définitive. Un délai trop court (45 jours) met l'acheteur sous pression et peut faire capoter le prêt. Un délai trop long (plus de 4 mois) augmente le risque d'accident de parcours.
La bonne pratique : 75 à 90 jours, calés sur les délais bancaires réels.